Une campagne publicitaire « choc » vient d’être annoncée. Elle dénonce, entre autres, les algues vertes et stigmatise les agriculteurs, jugés seuls responsables de leur prolifération. Je trouve cette opération des plus malveillante alors que, pour la première fois, un vrai dialogue se crée en Bretagne entre ceux qui, hier, refusaient de s’écouter.
La mutation de l’agriculture bretonne est en marche et des projets concrets émergent sur les territoires les plus concernés.
Ces attaques caricaturales ne permettront pas de résoudre la question des algues vertes. Au contraire, elles risquent de réduire à néant les efforts des acteurs de terrain et de raviver les clivages.
Par ailleurs, cette campagne a généralisé la présence d’algues en Bretagne alors que cela ne concerne qu’une partie infime de son littoral. Elle a aussi pour résultat de dissuader l’attractivité touristique sous prétexte d’une dangerosité non vérifiée.
Arrêtons de cultiver l’anathème ! Nous avons choisi de régler cette question avec pragmatisme, dans le dialogue, la transparence et l’honnêteté et je n’accepte pas que l’on salisse ainsi ni la démarche en cours, ni l’image de notre région.